Billet d’humeur

1er mai & hypersensibilité

Le triangle rouge de la santé mentale

Si on apprenait à revoir nos horaires, à répartir son temps de travail et les proportions loisirs/travail ?
Si on repensait ces termes qui suggèrent que les loisirs sont inutiles et ne « profitent pas à la société » ?
Se ré-approprier le temps, son temps. Conserver une parcelle qui n’appartient qu’à soi, pour ne rien faire, pour se faire du bien, pour penser à l’avenir, ou à rien du tout. 

Alexandre le bienheureux est un film français réalisé par Yves Robert et sorti en 1968.
Avec Philippe Noiret, Françoise Brion, Marlène Jobert .

        Voilà le point de départ. L’avenir appartient aux lèves-tard. J’ai gardé l’habitude de coller des bouts de textes dans mes toilettes. J’y ai affiché un bout de JM Bertoyas, qui parle de sa pratique du dessin, avec une énergie débordante qui personnellement fait jaillir des petites bulles de bonheur en moi. Voici pour lui : « […] cette manière de faire s’est imposée à moi, avec le temps imparti pour cela (8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de sommeil…) et l’on est en droit de contrôler au moins cela, notre passage entre les choses, dans un temps concis et, si on le veut bien, grave et hilarant ».

” […] cette manière de faire s’est imposée à moi, avec le temps imparti pour cela (8 heures de travail, 8 heures de loisirs, 8 heures de sommeil…) et l’on est en droit de contrôler au moins cela, notre passage entre les choses, dans un temps concis et, si on le veut bien, grave et hilarant ”

JM Bertoye

        Olala ça y est. J’ai une flemme absolue d’écrire cette article. Mon corps dissout encore le seul verre d’hier et j’ai très mal dormi. Mais c’est sans doute le moment le plus approprié pour le continuer 🙂 Parce que je me sens tout mou et que je souhaite justement parler de cette non-envie de travailler ou de faire des choses « productives ». Je sais, ça ne renvoie pas une image entreprenante, volontaire, de ma personne. J’aimerais vous dire que je croque la vie à pleine dent 100% du temps et que la nuit j’écris des vers.
Mais la plupart du temps, mes journées sont dures, je me subis. Même si j’aime ce que je fais, la manière dont je le fais, avec qui je le fais. Et que c’est déjà une énorme avancée par rapport à l’année dernière et à mon article « Se reposer ou être libre, il faut choisir ». J’ai fais du chemin, j’ai fais en sorte d’exclure les raisons extérieures : le fait de m’agiter dans des jobs sous-payés, parce qu’intérieurement mon syndrome de l’imposteur me chuchotais que designer, ce n’est pas un vrai métier. J’en suis revenu, j’ai décidé que c’était un vrai métier (spoiler alert, it is). 

        Mais alors pourquoi je galère encore ? Je me suis beaucoup beaucoup interrogée. Pourquoi je subis autant ma tête et mon corps ? Et bien, l’hypothèse la plus vraisemblable, c’est l’hypersensibilité. Je sais, l’effet Barnum, tout ça. Peut-être qu’en effet, c’est autre chose, mais partons de cette hypothèse. Je ressens tout très fort, je suis à fond, et à un moment, d’un coup, c’est trop. Alors je me protège, et je ne ressens plus rien du tout, je m’enfonce dans l’ennui, voir des petites périodes de dep (c’est très gothique). Je recherche l’intensité, oui. Mais quand j’y suis, c’est tellement sollicitant qu’après coup je m’effondre. Et ça peut durer des jours. Des jours où me lever est un combat, rester debout est un combat, dormir est un combat. La question de l’équilibre, de la gestion du temps, me préoccupe donc énormément. Comment faire pour ne pas s’épuiser, trouver un rythme qui me corresponde tout en gagnant ma vie ? Je ne sais pas comment faire pour maintenir un effort régulier, durable et pas trop intense, et in fine ne pas finir par lâcher, par pur ennui. J’essaie pourtant, mais vraiment c’est encore impossible pour moi. Je ne peux pas faire les choses sans une sollicitation totale de ma personne, tête et corps. Et si je fais les choses un petit peu, parce qu’il le faut, sans passion mais pour préserver à la fois un petit rythme, ne pas lâcher mon activité, me préserver, et bien, ça n’a aucun sens pour moi. Et ça me fait encore plus de mal (physiquement et moralement). Si je n’y crois pas, je ne peux pas. Mon seul moteur, c’est l’envie. Et faire les choses sans envie, mollement, c’est souvent une vraie torture. Je m’ennuie, et ce que j’ai à faire, je n’ai pas envie de le faire.

Alors, comment faire ?
Accepter de vivre ces cycles sans changer son quotidien ?
Se forcer dans les moments de creux ?
Aménager son temps pour faire autre chose quand c’est trop dur ?

       Comment arrêter avec cette idée qu’en ne se forçant pas (à sortir, à voir des gens, à faire des choses), on va se laisser aller ? Comment arrêter avec l’idée que prendre son temps c’est être un.e incapable ? Car c’est un peu ça, ce qu’il y a derrière. Cette impression qu’on va se laisser aller, perdre le contrôle, rater le train de l’emploi, et que c’est un non-retour. 

Je galère à trouver ces moments de repos, ou bien à me les autoriser. C’est temps de repos sont pour moi des moments de recharge où je dois me retaper de la tête aux pieds. Une matinée ne me suffit pas toujours, un week end entier non plus. Parfois ce sont des mois de latence…

Ils sont durs à trouver, parce que difficilement compatible avec mon emploi du temps social. Celui des gens, du travail, de la « société ». Et que je me sens en décalage. Autant sur le rythme que sur ma façon de voir les choses. Plus j’avance dans la vie, plus je me connais, et plus je constate que c’est mon fonctionnement interne, que je n’y peux pas grand chose. J’ai trois barres d’énergie pour la journée quand d’autres en ont le double, et vraiment, je suis si SAGE. Je bois un verre ou 2 en afterwork yeah, pas tous les soirs, le week end c’est souvent que je ne fais rien juste pour pouvoir dormir 1 journée, ou 2 jours entiers. Pour rattraper mes trois barres d’énergie, arriver à être un peu au même niveau que les autres (mais ça se trouve tout le monde est pareil et je le sais pas??). Bref, c’est juste comme ça je crois. Je n’ai plus envie de me sur-adapter au quotidien par rapport aux autres. Mais comme je travaille avec d’autres personnes, je suis coincée.

Vivre un peu au milieu de ses journées de travail. Prendre sa matinée, 3h de pauses, varier les plaisirs, travailler 4h par jour en moyenne, le reste du temps lire ou voir des belles choses, flâner. C’est mon but dans la vie.

       Mais j’ai du mal à me faire comprendre. Je sais que les choses bougent à ce niveau-là, qu’on recherche davantage de sens dans nos métiers aujourd’hui. Mais, tout de même, je me frotte beaucoup à l’idée générale qu’on ne peut pas tout avoir. Gagner sa vie et ne travailler qu’à mi-temps, avec un métier qu’on aime. Alors, gagner sa vie a un sens différent pour chacun.e de nous, et si ça me paraît envisageable, j’ai conscience que c’est aussi parce que je n’ai pas de gros besoins financiers. De plus, j’ai quand-même vraiment trop intégré l’idée qu’il faut travailler tout le temps. Je suis un peu accro. J’ai du mal à me détacher. Encore cette histoire d’intensité, peut-être. Mais je pense que c’est aussi très culturel, la « valeur travail ». Capitalisto-culturel. Quelques heures volées au soleil, et je me sens pirate, flemmard.e, coupable, outsider. Alors que bon, ça va. Il y a je pense dans tout ça le besoin intégré de correspondre aux attentes des autres. De plaire. Parle moi d’un projet qui fais sens pour toi, je me mets de suite en condition : les besoins, les deadlines, je planifie du temps pour le faire, je le fais, je prends la responsabilité que ce soit une réussite. Et dans tout, avec n’importe qui. J’ai l’impression que c’est ce qu’on attend de moi. Être toujours dispo, à fond, quoiqu’il arrive, satisfaire les autres, ne pas échouer. C’est une particularité qui me fait très peur quand je la repère chez les autres, car il y a un côté sacrificiel qui me terrifie. Mais quand il s’agit de soi, on trouve ça différent, on a l’impression de gérer.

Ôde aux fleurs de carotte.

        Pourtant, ce que je crois, c’est que le cerveau a horreur du vide. Partant de cette idée-là, si l’envie nous prends de ne rien faire, c’est qu’on en as besoin.

L’idée est acquise que pour profiter de sa vie, il faut FAIRE des choses. Mais à trop faire, ça devient de l’agitation. C’est pourquoi je suis convaincue que se reposer, se « dégager » du temps, à coup de pieds, est nécessaire. Et j’affirme que c’est une nécessité à la fois pour soi, et pour le corps social. Montrer un autre chemin, un qui prenne du temps, un rythme différent, en décalage, mais valable tout de même. Prendre le temps, c’est aussi parfois guérir. Il sera toujours temps de penser à des projets si tu en as envie, lorsque tu sentiras que tu as assez d’espace mental pour t’y consacrer. Quand tu sentiras que tes besoins premiers ont été comblés. Que tu n’es plus dans une logique de survie, mais que tu te sens enfin respecté•e, reposé•e, disposé•e. Et ça, ça prends du temps, aussi. Lécher ses plaies. On entends souvent cette critique de « rebelle de canapé ». C’est hyper ring’ comme expression, mais c’est l’image qu’on a en tête quand on s’autorise du repos, d’avoir la flemme. Pourtant, récupérer du temps pour soi et être profondément contre-productif, c’est aussi générer une forme de fonctionnement vertueux ou l’on prend le temps d’exister en dehors d’injonctions « rentabilistes ». Être la meilleure version de soi-même, optimiser son temps, rentabiliser son temps, profiter du temps qu’on a… ce sont des termes d’économie, en vérité, qui n’ont rien à voir avec le temps. Et si profiter de son temps c’était ne rien en faire DU TOUT ? .

« L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Et si c’était l’inverse ? Si en fait, l’avenir était en train de se jouer dans les grasses mat que tu prends comme on fait l’école buissonnière ? Si enfin on arrêtait de répéter que le travail, c’est la santé ?

       

        J’ai entendu ma mère parler d’un artisan qu’elle faisait travailler, qui arrivait à 10h, et qu’il était un peu tire-au-flanc. Dans la même conversation, on me demandait si ça allait le travail. Je disais que oui, ça allait, que mon rythme était tranquille. J’essayais d’expliquer à quel point c’était un luxe, que je le sentais presque comme un devoir de designer de se garder un espace à soi de réflexion et de paresse. Que ce n’était pas pour justifier mes horaires aléatoires, que j’y voyais vraiment du sens. Garder du temps, mais surtout de l’espace pour faire un pas en arrière et essayer de regarder l’ensemble. Mais je me suis mal exprimée et par provocation, j’ai dit, en retour, que j’étais moi-même une tire-au-flanc. Je me suis tirée une énorme balle dans le pied, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que prendre position, c’est toujours la voie la plus difficile. Il y a en trame de fond cette idée que faire ses propres choix, c’est être tire-au-flanc.

Nous n’avons pas a être busy ou stressé.e pour être important.e.

        Qu’on se le dise, aujourd’hui, le travail ce n’est pas la santé. Les gens sont fatigués. On est aujourd’hui le 1er mai et les manifestations sont brûlantes. C’est grâce aux grèves du 1er mai que la journée de travail est limitée à 8h (et grâce aux midinettes qu’on a les week end!). Les manifestant.es arboraient le triangle rouge, symbole d’équilibre entre travail, loisir et sommeil. Triangle rouge qui est ensuite devenu le symbole des opposants politiques au régime nazi, puis symbole de lutte contre le fascisme. La journée de 8h, donc. Dans les milieux de la communication, artistique, de la culture, d’entreprises ou entrepreneuriaux, et parfois même associatifs (« c’est pas l’usine non plus ! »), j’ai l’impression que ça a été bien oublié. Qu’on a tendance a valoriser les heures de travail qui s’enchainent, sans rémunérations. Des chef.fes de projets ou des créas qui travaillaient les soirs jusqu’à minuit ou le week end, j’en connais. Quand on est entrepreneures, ça va très vite de se retrouver dans une course contre la montre pour satisfaire tous ses client.es. Ça n’est pas normal. Globalement, il est valorisé de « charbonner » (et ce n’est pas l’usine?). Ça renvoie l’image de la réussite, d’être quelqu’un qui a des responsabilités. J’aimerais vous dire, que nous n’avons pas a être busy ou stressé.e pour être important.e.

       J’entends qu’on ne peut pas prendre des grasse mat’ quand on en a envie, quand on a un travail. La difficulté, c’est de fonctionner d’un même pas avec des rythmes tous différents. Dans une entreprise par exemple, ou rien que pour les transports. Mais pour certain•es, respecter des horaires toute leur vie est une torture. J’avais demandé, la première année où j’ai travaillé en entreprise, si on s’habituait au rythme, et on m’avait assuré que oui, quand même. Mais je n’ai jamais pu. Contraindre son corps à se lever en étant en déficit de sommeil, c’est pénible, c’est dangereux, ça pousse à des comportements à risques, par effet d’escalier. 8H de repos, ok. Mais quand on a travaillé 8h non-stop, et qu’en ressenti, c’est comme avec le vent en montagne, qu’un -1 avec du vent c’est un -20° effectif, et bien là, c’est pareil. 8H de travail, quand on fonctionne un peu différemment, c’est 16h ressenties. Donc autant de repos nécessaire, sauf que ce n’est pas possible.

S’habituer à un rythme qui n’est pas le nôtre peut être douloureux. Pour des personnes neurodivergent.es, avec différentes pathologies physiques ou psy. Mais simplement aussi pour des gens ayant un rythme biologique « non-adapté » au rythme social (n’arriver à s’endormir que tard, malgré le fait de devoir se lever tôt). On pense à tord que le rythme d’une personne est une question d’habitudes. Que c’est un rythme « à prendre ». On pense aussi que le rythme social est le bon car il est calqué sur le rythme du soleil. Dans un sens, ce serait vrai si on travaillait toustes dans des conditions idéales, que le travail du corps était équilibré avec le travail de l’esprit, avec de bons outils, et des temps de pause. Mais aujourd’hui le monde du travail est complètement déconnecté de ce « rythme naturel ». Quand bien même il l’eut déjà été. Fuseaux horaires décalés, posture assise constante, lumière bleue… ce n’est plus de la « fatigue naturelle » à la fin de la journée, c’est de la lassitude, de l’épuisement, du stress. Ce rythme n’a plus aucun sens (biologique), il ne répond plus aux besoins dictés par « la cité » , ni pour son bien. Pour moi, ce rythme 9h-18h, présence obligatoire (bien que au moment où je réécris ce texte, le télétravail s’est imposé)… ce rythme imposé est un aveu d’incompétence, un aveu de l’incapacité à se coordonner. Incapacité qui est comblé par un excès de surveillance. On a évidemment besoin de se coordonner pour travailler en équipe, et pour ça on pense que chacun doit être au bureau tous les jours à 8h.

        Ma suggestion (qui n’a rien d’un programme politique) c’est que ce besoin de pointer à 8h30, sans prendre en compte les rythmes individuels, vient du fait qu’on est habitué à penser en terme d’heures de travail, et non pas de résultat. Il y a parfois un côté très « présentéiste ». Ça a été dit (arte?), personne ne peut être efficace 8h d’affilé. Ça a été testé dans des entreprises aussi, la semaine de 4 jours. J’ai l’impression que la plus part du temps, même si on en peux plus, le plus important, c’est d’être là et de faire acte de présence. Faire semblant. Mais ?
On est d’accord que les entreprises détestent ça, mais ça arrive d’être « à poil » comme on dit, sans projets à réaliser dans la journée, sans pouvoir même s’avancer. On nous bassine avec de l’auto-formation dans ces cas-là, ce qui en soit pourrait être ok. Personne ne nous FORCE à proprement parler, physiquement, à rester. Mais on le fait quand même, en attendant l’heure la plus décente pour pouvoir s’esquiver au plus tôt. (On pourrait faire ici une énorme parenthèse sur le contrôle du corps au travail). Dans ces moments suspendus, pourquoi ne pas juste rentrer chez soi? Faire une sieste ? Si on fonctionnait à la mission, peu nous importerait de savoir combien de temps as-t-on passé sur tel ou tel sujet. C’est le résultat de la mission qui compterait. Idem pour les deadlines. On a besoin de deadlines, de points d’équipe pour se mettre à niveau, etc. Maintenant, on pourrait tout à fait penser à responsabiliser chacun sur l’usage de son temps. 

Pour le même résultat, certains ont besoin de plus de temps, d’autre de moins. Le premier est il plus mauvais ?

        J’en parle ici aussi car ce schème se retrouve ensuite, comme s’il avait été copié-collé, dans le fonctionnement des auto-entrepreneur.es. Moi la première, « trouver mon rythme » est mon plus gros défi depuis 1 an d’indépendance, as i said. Alors je sais que rien n’est simple, et qu’on a souvent pas le choix. Mais, il me semble que la richesse qu’offre l’indépendance, c’est cette gestion du temps. Il s’agit de s’éduquer à ce que ressentent les un.es les autres par rapport à ce rythme de travail socialement imposé. Nous pouvons nous adapter aux rythmes différents, malgré les difficultés et les problématiques que ça peut soulever au quotidien, les inconforts. Nous pouvons attendre, décaler, revoir les modalités de travail, de réunion, de discussion. Adaptons-nous un peu à des rythmes de vie différents, et ce ne sera pas un 10ème de l’effort des personnes souffrant de n’être pas capable de suivre le rythme social.

Pour conclure, je comprends le besoin de cadre collectif, et je l’approuve. Ce qui m’interroge, c’est notre peur panique à remettre en question ce cadre dans des situations où il n’est brièvement plus adapté, ou bien pour des personnes que le cadre collectif met en souffrance.

       J’ai lu cette phrase sur le site du CNAP (Centre National des Arts Plastiques), en rapport avec la typographie FAUNE, d’Alice Savoie : « Il y a dans l’étude de l’histoire naturelle deux écueils également dangereux : le premier est de n’avoir aucune méthode ; et le second, de vouloir tout rapporter à un système particulier. » (Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, Premier discours : de la manière d’étudier et de traiter l’Histoire naturelle, 1749).

Mais cette phrase est tellement VRAIE pour tout. Que ce soit en design, en politique, en tout… On ne peut avoir aucune méthode. Mais s’obstiner à vouloir tout rapporter à un système… fascisme ? 

Enfin, voilà pour mon côté rebelle de canapé : La SIESTE devrait avoir une place centrale dans les entreprises. DORMIR devrait être valorisé socialement comme activité autant que le sport. La FATIGUE doit être reconnu comme un vrai danger pour la santé. Et le SOMMEIL doit être protégé et considéré comme un besoin premier, et en voie de disparition, dont chacun•e doit disposer selon ses besoins propres. 

bonjour.bleriotte@gmail.com

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